Trappes : l’ordinateur d’un lieutenant-colonel de l’armée retrouvé chez un voleur de 16 ans

La perquisition du domicile d’un receleur a permis aux forces de l’ordre de faire le rapprochement avec l’agression d’un gradé de l’armée de l’Air qui s’était fait voler son matériel de travail contenant des données confidentielles. Le mis en cause nie toute implication, bien que l’appareil en question ait été retrouvé chez lui.

Le hasard fait bien les choses. Mi-avril, alors que les enquêteurs de la sûreté urbaine d’Élancourt (Yvelines) sont en pleine perquisition, à Trappes, ils mettent la main sur une sacoche et un objet métallique qui attire leur attention. « On a trouvé une espèce de clé qui pouvait correspondre à l’objet qui avait été décrit par la victime d’une agression survenue le 9 mars à Élancourt », indique une source proche du dossier.

Ce soir-là vers 21 heures, un lieutenant-colonel de l’armée de l’Air et de l’espace rentre chez lui après sa journée de travail passée à la base aérienne de Vélizy-Villacoublay. Alors qu’il s’apprête à rejoindre la résidence Villedieu à Élancourt, il est violemment agressé par deux individus masqués qui lui portent plusieurs coups à la tête avec un objet métallique et lui dérobent sa sacoche. Celle-ci contient l’ordinateur du militaire, avec des données classées confidentielles.

Sonnée, la victime hérite d’une plaie au crâne et de 4 jours d’incapacité totale de travail. Les auteurs s’évanouissent dans la nature.

Une audience devant le juge des enfants en août

Puis 17 avril dernier, alors qu’une perquisition a lieu à Trappes pour des faits de recel de vol, le rapprochement est fait avec cette affaire. La sacoche du lieutenant-colonel avec ses effets personnels est retrouvée chez un jeune de 16 ans.

Les enquêteurs poursuivent leur travail de fourmi, inspectant la téléphonie de l’individu jusqu’à obtenir suffisamment d’éléments pour l’interpeller le 7 juin. Une seconde inspection de son domicile permet finalement de retrouver l’ordinateur volé.

Confronté, le mis en cause nie toute implication dans ce vol avec violence. Il n’a par ailleurs donné aucun élément permettant de retrouver son complice. Il sera convoqué en audience unique devant le juge des enfants en août.

Crédits photos : Le Parisien – Vélizy-Villacoublay. L’agression est survenue à Elancourt, alors que le militaire rentrait de sa journée de travail passée sur la base aérienne de Vélizy. LP/Julie Ménard