Montpellier : un chauffeur de bus agressé à la bombe lacrymogène et un contrôleur frappé dans le dos

Le mis en cause a pris la fuite, il est activement recherché par les gendarmes de la compagnie de Castelnau-le-Lez, saisis de l'enquête.

Quatre jours d’ITT ! C’est ce qui a été prescrit à un chauffeur de bus de la ligne 23, reliant les arrêts “Occitanie” et “Moulin Neuf” à Prades-le-Lez, agressé ce mercredi 22 juin, aux alentours de 15 h 45. Il est actuellement en arrêt de travail.

Selon nos informations, il a été pris à partie par un individu qui exigeait avec insistance d’être déposé en dehors d’un arrêt réglementaire, à hauteur de la commune de Prades-le-Lez. Le chauffeur, expérimenté, lui a alors expliqué que pour des questions de sécurité, il ne pouvait pas répondre favorablement à sa demande. 

Évacué aux urgences

L’usager serait alors rentré dans une rage folle puis aurait sorti une bombe lacrymogène avec laquelle il a gazé le conducteur à bout portant. Prise en charge par les sapeurs-pompiers du Sdis 34, la victime a été évacuée aux urgences du centre hospitalier Lapeyronie.

Quant au mis en cause, il a pris la fuite. Il est, depuis, activement recherché par les gendarmes de la compagnie de Castelnau-le-Lez, saisis de l’enquête.

Agression condamnée par FO

Le syndicat FO de l’entreprise Kéolis Courriers du Midi, en charge de cette ligne 23 de Tam, condamne ces agissements “qui sont malheureusement récurrents” et déplore de ne pas avoir pu exercer son “droit de retrait”, le jour des faits. Malheureusement, l’information leur a été “livrée trop tardivement”.

Une chose est sûre, ils soutiennent leur “collègue à 100%” dans cette période estivale, “comprise entre juin, juillet et août, marquée chaque année par une recrudescence de ce type de faits”.

Un contrôleur frappé violemment dans le dos

A noter également que ce vendredi, vers 7 h 45 du matin, sur la ligne de bus numéro 7, arrêt Berthelot, trois contrôleurs de Tam ont été pris à partie par un individu dépourvu de titre de transport.

Le mis en cause a fait usage de la force pour tenter de prendre la fuite en frappant violemment la porte du tramway avant de s’en prendre physiquement à l’un des contrôleurs. Blessé au dos, il a été conduit aux urgences de Lapeyronie pour des examens de contrôle. Quant à l’énergumène, il a été maîtrisé par des policiers nationaux et emmené au commissariat pour audition. Une plainte a été déposée par les trois contrôleurs

Une agression, là encore, condamné par l’organisation syndicale CGT TAM et UGICT CGT TAM. “Ces agressions répétées affectent le moral des agents TAM qui, tous les jours, se mettent en danger et mettent en danger leur propre famille.” Et de rappeler qu’il est “inacceptable qu’un salarié(e) soit agressé(e) en exerçant son métier. Nous demandons une vraie sécurisation de toutes les lignes du réseau et réclamons également des moyens humains supplémentaires, demandés à de multiples reprises, pour garantir une présence auprès des conducteurs.”

Crédits : Midi LibreL’agression a eu lieu sur le trajet de la ligne 23 à hauteur de Prades-le-Lez. ML – ILLUSTRATION GOOGLE STREET VIEW