Pyrénées-Orientales : retranché à Saint-Féliu-d’Avall, un jeune homme interpellé sans résistance par le GIGN

Depuis 6h45 ce dimanche matin, un jeune habitant de Saint-Féliu d'Avall, schizophrène, s'était enfermé chez lui avec sa mère, la menaçant de mort. C'est vers 17 heures, et après de longs échanges avec les négociateurs de la gendarmerie, qu'il a été interpellé par le GIGN qui a réussi à le faire sortir sans dommage.

Le petit village de Saint-Féliu d’Avall s’est réveillé en émoi ce dimanche matin 31 juillet. Il est 6h45, quand une riveraine du centre-ville donne l’alerte à la gendarmerie. Son fils, âgé de 27 ans, schizophrène, est en pleine crise. 

En rupture de traitement, le jeune homme menacerait sa mère de mort. Très rapidement, les militaires déploient un important dispositif d’intervention notamment avec le PSIG de Pollestres, (peloton de surveillance et d’intervention) positionné dans la rue du Canigou, artère principale de la commune où vit cette famille.

Conjointement des négociateurs sont appelés de Lunel. Ils se déplacent en urgence et tentent de nouer un dialogue avec le forcené qui pourrait être armé de couteaux a priori, mais pas d’arme à feu. Après moult palabres, le vingtenaire accepte dans un premier temps de libérer sa mère qui, sous le choc, est évacuée au centre hospitalier de Perpignan. 

Lui refuse de se rendre. Le GIGN de Toulouse est donc contacté pour venir en renfort. Arrivée peu après 13 heures, l’équipe d’experts roués aux interventions dangereuses reprend les discussions avec l’habitant, tout en se préparant à donner un assaut final. Ils n’en auront pas besoin. Quatre heures plus tard, le patient reclus se plie à la requête des hommes du GIGN qui l’interpellent dès sa sortie de la maison.

Sans opposer la moindre résistance, il est aussitôt conduit au centre hospitalier spécialisé de Thuir sous placement d’office. À l’issue de son séjour, il sera remis aux gendarmes pour être entendu et tenter d’expliquer son geste.

 

Crédits : L’Indépendant – Le jeune homme retranché aurait accepté de libérer sa mère qui, sous le choc, a été évacuée au centre hospitalier de Perpignan. / Charles Baron