Mort d’un enfant de sept ans à la Seyne-sur-Mer : la victime a succombé à une multitude de coups

Les résultats de l'autopsie pratiquée sur le corps du petit garçon de sept ans mort dans la nuit de mercredi à jeudi à la Seyne-sur-mer confirment que la victime a succombé après plusieurs coups reçus. La garde à vue de la mère de l'enfant a été prolongée ce vendredi matin.

C’est la multitude de coups que l’enfant de sept ans a reçue qui est à l’origine de son décès dans la nuit de mercredi à jeudi dans un appartement de la Seyne-sur-mer. L’autopsie pratiquée le confirme ce vendredi, selon le Parquet de Toulon qui insiste néanmoins sur « la prudence à tenir dans l’imputabilité des faits« .

La mère de la victime doit être présentée à un magistrat instructeur en vue de sa mise en examen. Une information judiciaire doit être ouverte pour « homicide involontaire sur mineur de moins de15 ans, non dénonciation de crime, et abstention de porter secours ». Le Parquet de Toulon va requérir son placement en détention provisoire.

La nature criminelle ne fait donc aucun doute. La thèse accidentelle avait d’ailleurs été rapidement écartée par les enquêteurs dès les premières constatations réalisées sur la petite victime. Son corps, couvert de contusions, dont certaines remontaient à plusieurs jours, les avaient déjà alertés.

Néanmoins, rien n’est encore très clair dans ce dossier quant au déroulement de la soirée. Dans un premier temps, selon les informations de France Bleu Provence, la mère a justifié l’état de son fils par une agression qu’il aurait subie à la sortie de l’école. Les traces anciennes de coups sur le corps de l’enfant n’allaient pas dans ce sens. 

Le drame s’est bien noué dans l’appartement familial mais pas forcément seulement en présence de la mère. L’enquête initialement confiée au commissariat de la Seyne-sur-mer est désormais entre les mains de la PJ de Toulon assistée de la Sureté départementale du Var.

Crédits : France Bleu – L’enquête est désormais confiée à la PJ de Toulon et à la Sûreté départementale © Radio France – Christelle MARQUES